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Auteur : Qoelet
Bagni Pancaldi
Photographie
Aboard
Photographie



Mare Aperto
Photographie
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A Terra
PhotographieLilium
Contre-CulturePrison de Santa Verdiana, Florence Novembre 1982
La fracture atroce de l’arrestation, le canon de l’arme sur l’arrière de ma tête, le lien qui m’attachait les poignets, le craquement soudain du temps, les voix excitées et satisfaites, c’était celles d’un homme.
Les voix des femmes diluent maintenant la tension accumulée dans les baraquements au milieu du bruit des pas, des portes qui s’ouvrent brusquement, des hommes qui tournent toujours autour de moi, le regard fixé sur mon visage. La prison m’accueille à nouveau dans son giron maternel, me donne à manger dans des bols en acier, fait mon lit avec des draps rugueux, de ceux qui durent toute une vie. Elle refusera longtemps de me jeter hors de son ventre carré, j’y suis entrée avec une condamnation à perpétuité. Mais pour l’instant, le son tenace des voix féminines, en bas dans la cour, et la perversité féminine de s’occuper d’un corps enfermé, m’apportent une tranquillité sourde.
La fracture atroce de l’arrestation, le canon de l’arme sur l’arrière de ma tête, le lien qui m’attache les poignets, le craquement soudain du temps, les voix excitées et satisfaites, sont des voix d’hommes. Le silence, le lavage du visage, la tasse de café, le temps qui recommence à s’écouler, même si c’est lentement, les pantoufles qui grattent sur le balcon de pierre après mes cris, c’étaient des femmes.
L’impact de colère et d’excitation du premier arrêt ne se répète pas. J’ai en moi la lassitude d’un abîme. Ma naissance, à peine un an auparavant, dans cette cour de béton profanée par vingt kilos de dynamite et d’amour agité, me paraît coulée dans le temps. L’éternel présent des quelques mois de liberté, pour lesquels il n’y avait ni passé ni avenir, laisse à nouveau la place au jeu entre la mémoire et le vide. Le vide, parce que d’ici on ne peut pas dire “demain”. Quelques mois d’une liberté qui ressemblait trop à son contraire, une sorte de temps présent cristallisé dans le destin, désormais dépourvu d’aléa. Et pourtant, extraordinairement, parfois heureux.
Les voix des femmes, dans la cour, s’emballent, elles rebondissent sur les hauts murs du vieux couvent, elles passent les premiers barreaux, et le filet épais, et les seconds barreaux de la petite fenêtre. Je les reconnais, chacune avec son visage. Certaines m’émeuvent. Mon nom, puis “sortie de l’isolement”, crié, scandé. Sensation de chaleur, on s’occupe de moi, maintenant je peux même pleurer un peu.
Je m’assoupis presque, je vois la lumière décliner en une lueur dorée, je n’ai pas de montre, je sens un après-midi d’automne s’écouler, là-bas.
Les femmes, dans la cour, ne scandent plus mon nom ou des slogans pour m’avoir avec elles. Je perçois un marchandage, leurs voix, aiguës et superposées, alternent avec une voix, singulière et masculine. Les rayons de soleil sur le mur, devenus rosés, m’indiquent que l’après-midi touche à sa fin. Ils devraient être enfermés dans leurs cellules depuis des heures déjà. Ils refusent d’y retourner, toujours en train de marchander. J’ai peur d’entendre les amphibiens militaires sur le béton de la cour, je me sens impuissante. Je me sens aussi désirée : impuissante et tendre.
Des bruits à l’extérieur de la porte blindée de ma cellule, la clé dans la serrure. Que veulent-ils encore, pourquoi ne me laissent-ils pas tranquille ? Une autre clé, dans la serrure de la porte intérieure. Il y a aussi deux gardes. La perspective d’une fouille au bout d’à peine une demi-journée et d’une cellule complètement vide m’irrite. Ils ne m’ont rien laissé.
Dans le rectangle de lumière laissé libre par la porte, le corps d’Alba, un garçon. Une pensée, stupide : les temps ont changé, un arrêt en l’air et tu as déjà gagné.
Un câlin serré, les yeux d’Alba intenses, tristes et gênés. Je vais bien, lui dis-je, je vais bien, ils ne m’ont pas touchée, et vous ici, vous êtes tous ici, ne faites plus d’arrêts, vous allez avoir des ennuis, ça n’en vaut pas la peine, l’isolement ne durera pas longtemps, il y a le procès… Les mots jaillissent, je ne me donne pas le temps de me demander pourquoi ils l’ont laissée rester dans ma cellule, pourquoi les règles immuables de la prison ont été transgressées, et encore, juste pour moi.
Asseyons-nous, dit-il en me prenant la main. Il faut que je te dise quelque chose.
Je ne pense pas, je ne peux pas penser. Les gardes tirent sur la porte et le portail. La cellule m’apparaît soudain : des murs écaillés, une couchette en fer blanc, provenant de l’infirmerie, l’obscurité qui ronge les rayons du soleil. Alba et moi sommes assis sur la couchette, sur une couverture militaire. Autour de nous, rien. Elle a de petites mains, j’ai toujours pensé qu’elle avait des mains de bébé.
Ta mère, dit-elle. Ta mère est morte. Quand ? je peux dire. Il y a deux mois, fin août.
A la caserne, quelques jours plus tôt, j’avais déclaré que mon père et ma mère étaient vivants.
Mon présent absolu avait cloué ma vie à son destin, n’avait pu retenir sa mort.
Je me suis sentie seule, seule et enfant, quand Alba a dû partir et que les portes de fer se sont refermées.
Enfant, j’étais sûr qu’elle serait là à mon retour.
Les traits du beau visage de ma mère ne sont plus clairs dans ma mémoire. Je superpose ceux de la dernière étreinte, quand elle était libre, à ceux des retrouvailles, après la première arrestation, à ceux, encore, de la dernière fois, lors de l’entretien, déjà érodé par le mal d’une manière qui ne permettait aucun mensonge, ni à elle ni à moi. Son visage était devenu plus anguleux, douloureux, soudain vieilli, comme un petit fruit flétri. Elle qui, pas même un an auparavant, à cinquante-huit ans, avait une peau claire, transparente, fine, des yeux verts comme certains lacs d’altitude, entourés d’un halo de rides, petites, à peine perceptibles dans son sourire ou dans son regard durci.
Elle, avec ses belles jambes, incroyablement sèches et bien tournées, fierté d’une Vénitienne qui a passé sa jeunesse à courir sur les calli et les ponts. Elle, nez droit, sourire de séduction, cheveux noirs, mains sur les hanches, nous gronde, nous les enfants, un sourire s’échappant des coins de sa bouche, incapable de se prendre au sérieux.
Elle, le mal sur le visage, de l’autre côté du comptoir de la salle d’entretien, me serrait la main, et je ne sais pas comment je pouvais la caresser avec ce rêve d’évasion qui me possédait déjà tout entier, et que je ne pouvais pas lui révéler.
Vegnarà un croato che te porta via”, disait-elle quand, enfant, je l’exaspérais. Et toujours ce sourire lui échappait, tendre, parce qu’en réalité j’étais un enfant bon et raisonnable. Un Croat, selon la légende familiale, était un homme passionné qui m’enlevait de la maison de ma mère et m’emmenait avec lui ; mais c’était aussi, et c’est là la menace, un homme possessif et autoritaire, qui savait me dominer.
Nous avions ri ensemble, après la première capture, lorsque j’avais tenté l’impossible exploit de lui raconter ces années de liberté clandestine, loin d’elle. Alors, le plus simple avait été de commencer par lui, par l’homme qu’elle aimait. Elle était attentive, attendrie par cet amour malheureux, par cette distance, par la séparation dramatique de la prison. Elle a essayé de lui donner des connotations, de le voir, lui, cet homme désormais loin, et toujours absent de sa vie de mère. Elle avait été heureuse qu’il soit d’origine slave, elle, si fière de ses origines, fière de son père, du regard égaré et inassouvi de ce peuple. Puis vint le Croate, et nous rîmes à nouveau avec la complicité habituelle, qui ne semblait que temporairement interrompue par cette décennie de voyages.
Mais il arrive que certains voyages soient sans retour et que les cercles ne se referment pas.
Elle pleurait, ce jour-là, un an plus tard, de l’autre côté du comptoir, et je n’ai pas compris à quel point c’était dû à sa douleur, ou à notre séparation, ou à l’obligation de se déshabiller devant le gardien avant l’entretien. Impuissante face à son corps mourant, coupable de la longue absence et de l’évasion programmée, je n’avais d’autre choix que de venger l’humiliation imposée à sa mère.
Alors que je regagnais ma cellule, escortée dans un air de rancune contradictoire, enfermée à la hâte, un seul et long cri a jailli de derrière les barreaux. Et j’ai senti mon corps déchiré par la haine, comme jamais durant ma guerre.
Elle est morte, elle est morte fin août.
Une image, un oreiller de lys rouges sur son cercueil. Je m’abandonne, je ne sais pas faire autrement, à cette image, en pensant à la gondole noire qui se dirige vers l’île peuplée de morts et de chats. Avant d’entrer dans la lagune, où le silence s’accroît, elle parcourt la carte complexe des canaux, du petit rio qui longe Caà Rezzonico jusqu’à l’île, le voyage n’est pas court. C’est le deuxième voyage que la Vénitienne fait en gondole, en tant que riche touriste, le premier ayant eu lieu à l’occasion de son mariage. La rame s’enfonce dans une eau verte et solide, qui rétrécit et s’élargit au fur et à mesure que l’on s’éloigne des murs qui, vus de là, d’en bas, paraissent très hauts. Des branches d’arbres pleureurs plongent des portes, l’air de septembre est immobile. Le voyage est lent, on ne remarque même pas le vert solide de l’eau qui s’estompe dans le chatoiement de la lagune ouverte. On a le temps de tout observer une fois de plus, avec ce doux désarroi qui accompagne l’abandon de la vie. Je sais, tu sais, comment c’est. De la fenêtre de la voiture, les poignets liés par le lien du carabinier, je regarde moi aussi dehors, et je sais que je regarde ce que je suis en train de perdre. La journée est radieuse, on ne se croirait pas à la fin du mois d’octobre. Du Corso Sempione à la Via Moscova, je remplis mes yeux avides de platanes d’automne, de gens, de rues. Je regarde, et je veux que la mémoire prenne tout, qu’elle me rende tout comme c’est maintenant, même avec le filtre de ce découragement.
Je sais qu’elle a dû être enterrée sur le continent, pas sur l’île, mais rien ne peut censurer le désir qu’au moins un cercle se referme, le sien, joignant l’eau à l’eau, sa naissance à sa mort. Qu’au moins elle ne soit pas orpheline.
Les lys rouges, bien sûr. Ils font partie de ses fleurs préférées.
Étaient, parmi les préférées. Plus encore que le précieux lys martagon, dont le nom me faisait rire, enfant. Rare et cachée, c’est une fleur sensuelle, charnue et allusive quand elle est en bouton, arrondie quand, ouverte, elle replie ses pétales violets et noirs vers l’arrière, selon une courbe parfaite. Le lys rouge, quant à lui, a une forme familière, non exotique, et une couleur ensoleillée, de grands pistils jaunes teintant les doigts de façon indélébile. Elle oppose le nom, lilium, sa signification de pureté, à la couleur audacieuse, excentrique et impudique.
Vous me taquinez toujours, avec le nom de la fleur et la signification de mon nom. J’aurais cru que tu étais un lilium blanc, pourtant, dit-elle. Je ne sais pas si je dois me fâcher, parce que le blanc me semble plus terne, ou m’identifier à une idée de perfection. Tu verras quand tu seras grande, dit-il.
Dans les prés escarpés, sous la forme carrée et imposante du mont Pelmo, il y avait beaucoup de lys rouges il y a vingt-cinq ans. Aujourd’hui, je ne sais pas. Quand elle a rompu avec la tradition familiale et a décidé de fêter mon anniversaire dans les montagnes, on pouvait se remplir les yeux avec les prairies de juin.
L’herbe haute, que personne n’avait encore fauchée, laissait apparaître d’immenses fleurs, comme si elles avaient poussé pour un événement extraordinaire. Elles m’étonnaient, les prairies de juin, elles semblaient un excès, une prolifération. L’herbe est aussi grande que moi, peut-être plus. Elle aime cette proie ensoleillée, elle en récolte de gros bouquets. Elle nous propose une tactique efficace : il est plus facile de les repérer d’en haut. Nous cherchons les prés les plus pentus, nous les contournons en montant, en suivant le sentier, puis nous redescendons dans l’herbe. Nous nous plaçons en hauteur, au bord d’un pré escarpé, immobiles et attentifs, comme pour repérer un bouquetin. Et aussitôt, le regard chaud des lys se détache du vert, émerge, bondit. Nous nous séparons d’un commun accord et descendons : moi au bord d’un précipice, elle lentement, les pieds en biais, son côté rond tourné vers la vallée, avec le pas lourd et prudent des vieux montagnards. Mais elle n’est pas vieille, elle a un peu plus de trente-cinq ans, presque autant que moi.
Je suis ravie, la fierté me fait rougir quand je peux lui indiquer un lis plus proche d’elle, et quand je peux présenter un bouquet plus luxuriant que le sien. Je l’appelle constamment, j’exige son attention, je veux qu’elle me regarde, qu’elle ne rate pas un seul instant de ma course et de mon pillage. Regarde comme je suis rapide. Ils sont tous pour toi.
Quelqu’un ouvre le judas, tu veux que j’allume la lumière ? Non. Mais elle va bien ? Oui. Ils passent souvent pour me regarder, ils ont peur que je fasse quelque chose contre mon corps.
Ils sont habitués à ce que les femmes expriment leur douleur par la violence, elles se frappent la tête contre le mur, cassent du verre et se coupent les veines des poignets et des bras avec les éclats. Et elles sont emmenées, avec l’aide de quelques hommes, à l’infirmerie, et laissent, comme le Petit Poucet, une traînée de gouttes de sang le long des balcons. Et après seulement quelques minutes, l’ouvrière sort de sa cellule, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, pour nettoyer ce chemin, afin que les sols poreux ne rendent pas indélébile cette empreinte de douleur et d’impuissance.
Ma mère disait que la douleur creuse à l’intérieur, elle me disait de me méfier de ceux qui l’exhibent, la donnent en spectacle. C’était peut-être une façon de me dire de la vivre, de ne pas la recracher trop vite. Elle ne croyait pas aux rites collectifs, pas autour de la douleur en tout cas. Elle ne croyait pas aux dieux consolateurs. Ou peut-être était-ce juste sa fierté de fille élevée par un père strict et borderline. Je l’ai vue pleurer quelques fois, et toujours dans la solitude, cachée dans la cuisine et prise par surprise. Une fois pour la mort de notre chien, et puis, la dernière fois, derrière ce comptoir. Je ne peux pas savoir combien de fois elle a pleuré pour moi.
Ils regardent par le judas toutes les dix minutes. Chaque fois qu’ils allument la lumière, ils font bondir un peu mon cœur. Je ressens de la colère face à cette observation de ma douleur.
Un souvenir vient troubler l’intrusion de mon esprit. Les lys rouges, une tentative extrême de lui dire que je l’aime même d’ici, de cette absence. En septembre, dans cette ville de la côte, avec le marché sur la place de la Renaissance, la plage plate et peu peuplée, le train que je devais toujours prendre tôt le matin, et qui me déposait toujours au coucher du soleil ; le temps d’un apéritif, lui et moi, avant de nous enfermer dans la petite maison meublée. Je sentais le temps se rapprocher, le projet sur lequel je travaillais avait la lucidité et la folie de la bataille finale. J’avais l’habitude de me tailler des bribes de vie quotidienne, parfois seule, errant au marché, parmi les étals, mes sacs remplis de fruits que je ne sais pas si j’aurais mangés, mais que j’aimais toucher et acheter. À côté de moi, des femmes, et en moi le sentiment que j’ai eu tant de fois de vivre dans une bulle temporelle où l’on faisait des choses extrêmes : on faisait la guerre, on tuait et on mourait, on capturait, on battait, on torturait parfois, on se taisait ou on trahissait. Et un peu plus loin, des femmes qui, bien qu’éprouvées, vivaient en temps de paix. Un vieil homme vendait des antiquités, de petites antiquités plus ou moins authentiques. Il y avait un grand panier rempli d’estampes de villes du XIXe siècle, de fleurs et de plantes reproduites à la main à partir de vieux livres de botanique. J’avais fouillé un peu distraitement, comme le font les femmes lorsqu’elles ne sont pas pressées, jusqu’à ce que des gravures de fleurs alpines apparaissent ; ensuite, j’avais accéléré mes mouvements. Je savais ce que je cherchais. Ce n’était pas beau, cette reproduction du lys rouge, et ce n’était certainement pas ancien. Mais j’avais besoin de lui dire quelque chose de plus que ce que je pouvais balbutier en quelques secondes de messages au téléphone. J’étais pressé : peut-être à cause du risque de plus en plus grand qui m’enveloppait, à cause du sentiment d’inéluctabilité dont je ne savais pas comment me libérer, ou peut-être à cause de sa maladie qui, chassée par les tensions de la journée, s’était solidement nichée dans mes pensées nocturnes, et y refaisait surface.
Hommage extrême ou acte de supplication, certainement le sursaut tardif d’une fille effrayée et coupable.
J’avais pris le train, parcouru une centaine de kilomètres, envoyé l’imprimé bien enroulé dans un contenant rigide pour le protéger. Et j’étais revenue à ce projet d’hommes libres, d’hommes morts, de murs à abattre.
Ils repassent. Cette fois, j’appelle. J’allume la lumière ; le visage dans le petit rectangle est satisfait, comme s’il disait : enfin.
De mon temps, son temps avait continué à s’écouler. Fin août, dit Alba. Le facteur avait livré le lys rouge dans une maison silencieuse, recouverte du voile invisible d’un deuil discret. Je pense à mon père recevant la fleur à son nom, et la voyant mourir une fois de plus par mon absence. Je m’éveille au temps, corrupteur, si différent de mon éternel présent. Le message de la fille en fuite à sa mère morte destine le cercle à ne jamais se refermer. L’absence cristallise une mort sans rites, le voile noir du deuil ne peut plus être tiré d’un geste de pitié. C’est la première certitude que j’ai sur mon avenir après le vacillement de la capture. Je suis étonné, étonné et enfant.
Le puissant mécanisme avec lequel j’ai gouverné la mort, celle qui est recherchée et acceptée et celle qui est donnée, enfermée dans une dure certitude, se brise entre mes mains, inutile. Je ne peux pas donner un sens à cette mort, il n’y a pas de trace de volonté ou d’histoire, il n’y a pas d’acrobatie de l’esprit qui vaille la peine d’être apaisée, rassurée. Les langues qui ont traduit d’autres morts, supprimé sinon la douleur, du moins la peur, et qui, aujourd’hui encore, rendent le souvenir supportable, n’ont aucune valeur.
C’est une mort sans messe ni enterrement, avec elle j’ai manqué tous les rendez-vous.
Je me demande pourquoi je ne pleure pas, maintenant que j’ai atteint le fond et que je me suis dit presque une vérité. C’est comme si la certitude que cette dissension sera une expiation m’accordait un calme sombre et soudain.
J’approche à nouveau mon visage du judas et une main sans corps sort quelque chose à l’intérieur. Alba m’envoie une tasse de thé à la camomille, s’occupant de moi à distance, prenant soin de moi d’une manière parallèle et autre que la protection de mon corps prévue par la loi. Je réalise avec soulagement que c’est ce que je désirais, mais je ne me serais jamais levée, je n’aurais jamais demandé. Une fois de plus, la sensation de chaleur fait fondre la masse.
Son visage encore, elle a l’air soulagée, mes pleurs doivent enfin paraître normaux, conformes à la situation.
Alba et les filles m’envoient des vêtements pour le procès de demain.
Il faut y penser aussi, à ce rituel que l’on célèbre pour régler certains autres comptes inachevés.
Susanna Ronconi
extrait de Sergio Segio, Miccia Corta
Girls
PhotographieToute Une Nuit
Cinéma.
A tous égards, la répétition, c’est la transgression.
Elle met en question la loi, elle en dénonce le caractère nominal ou général,
au profit d‘une réalité plus profonde et plus artiste.
Gilles Deleuze
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L’art d’Akerman est un art de la subtilité. Elle interroge les petits événements silencieux, les mouvements imperceptibles, les drames du quotidien chuchotés en catimini. Toute une nuit pratique plus que jamais cet art de la finesse en s’attaquant au thème le plus vieux du monde : l’amour. Akerman y va tout en douceur, pas à coups de marteau, mais avec une lime très effilée. Et autour de cette étreinte amoureuse qui est l’image matricielle du film, elle démultiplie les variations. Comme dans les Variations Goldberg certains éléments se poursuivent, d’autres se font écho, d’autres encore se dissolvent, engloutis par le mécanisme de la répétition. L’échancrure de la robe rouge d’Aurore Clément résonne avec celle d’une autre femme dévorée par l’attente au fond d’un café, les mêmes taxis arrivent et s’en vont, les mêmes portes sont à un moment théâtre d’un adieu, à un autre, lieu d’une retrouvaille. Ce qui compte, alors, est de capturer le secret de ces instants décisifs, où la parole fait défaut, où tout se joue dans un regard, un geste. Dans la prolifération de ces bribes de fiction, la cinéaste belge nous montre ce qu’elle connaît le mieux : un certain savoir du corps. Le corps avec ses gaucheries et ses maladresses, le corps dans ce qu’il a de non-maîtrisé quand il succombe à l’urgence du désir. A partir de ces marionnettes dont on nous cache aussi bien le passé que le futur, Akerman fait sortir quelque chose de burlesque et de dramatique à la fois, quelque chose d’ineffable qui ne réside ni dans leur singularité psychologique ni dans leur universalité. Et pourtant, presque par magie, on perçoit l’odeur de ces corps trempés de sueur, brisés de fatigue, vibrants d’émotion, dans cette nuit bruxelloise, une de ces torrides nuits d’été, pas différente des autres, pas tout à fait la même. Une nuit peuplée d’insomniaques, de petites filles qui s’échappent pour de bon, avec pour seul compagnon un chat, de femmes qui font leur valise, de mères qui trouvent enfin le temps de fumer une cigarette, mais pas jusqu’au bout, car leur proches ne cessent de les réclamer. C’est la nuit des amoureux bien sûr, une nuit d’attente et de désir. L’attente qui consomme, le désir qui ronge. Ces silhouettes fragiles bougent au rythme bizarre de leurs attractions et répulsions, brûlant d’amour comme des personnages sortis d’un roman de Duras. Ce ballet d’ombres a pourtant une caractéristique singulière : il n’a pas peur de jouer avec le cliché, car, à force de recommencements et d’itérations, d’assonances et de reflets entre les images et les motifs qui forment celles-ci, le poncif est comme déshabillé, démonté dans son fonctionnement, et livré alors à une nouvelle prolifération de sens. Le spectateur se trouve en face de ces scénettes d’amour, si banales et pourtant si singulières, et il ne peut qu’être frappé par ce regard si insolite sur une matière si familière. Car l’agencement inaccoutumé de ces motifs a le double pouvoir de faire le ménage de tout le rabâchage qui hante notre imaginaire collectif, et de réactiver nos souvenirs les plus intimes, les faisant ressurgir à l’esprit par le biais de cette petite madeleine cinématographique, à la saveur aigre-douce. Quel est alors le secret de cette recette, aux charmes si puissants, qui nous fait rester englués à l’écran malgré l’absence d’intrigue, d’histoire, de récit ?
On a presque envie de répondre avec la distinction autrefois marquée par Pasolini entre « cinéma de prose » et « cinéma de poésie » et de se hasarder à dire que le stylo d’Akerman fait de la poésie car son idée très musicale du montage active des correspondances inédites, des allitérations inusitées. Ce n’est pas un hasard, en effet, si, comme le dit Akerman même, « pendant le montage on écoutait les images (sans le son) aussi bien qu’on les regardait »2.
Par ailleurs, dans cette balade bruxelloise, clin d’œil au film symphonie de la ville à la Ruttman, mais aussi aux chorégraphies de Pina Bausch, on mélange des styles différents et on prend des risques par rapport aux choix esthétiques pratiquée auparavant: Tout une nuit, tout en conservant une certaine symétrie et rigueur du cadre typiques des années soixante-dix, est un film qui s’oppose
à ceux qui le précédent par sa tentative d’échapper à la maîtrise d’un Jeanne Dielman, ou à la posture théorique des Rendez Vous d’Anna. C’est peut-être ce côté un peu sauvage, presque barbare du film qui l’empêche de tomber dans le piège de la mièvrerie, du déjà-vu ? En tout cas, ce diamant brut, filmé à la hâte sans sous ni moyens, en 16mm et son direct, inaugure une phase nouvelle dans la cinématographie de l’auteure, plus ouverte aux tons de la comédie, aux allures de la légèreté, aux charmes du hasard.
Entre Tati et le mélodrame, entre improvisation et canevas, singularité et universalité, anti-naturalisme et fiction, ce film déjoue les attentes du récit progressif et linéaire sans pourtant tomber dans l’aspérité du structuralisme minimaliste, et entame une pratique de l’hybridation et de la greffe qui caractérisera Golden Eighties ou Portrait d’une jeune fille de la fin des années soixante à New York. Une écriture de l’entre-deux donc, qui rend creuses les oppositions binaires, car entre l’accumulation a-téléologique des fragments et la ligne progressive qui va du crépuscule au matin il n’y a pas friction, mais plutôt imbrication. Ou, pour le dire autrement, une écriture du seuil, car au-delà de l’image fusionnelle de l’étreinte amoureuse, c’est l’espace interstitiel de la frontière qui nous hante après le film. Ces portes, ces fenêtres qu’on ne cesse de traverser, de fermer, de claquer, d’entrouvrir, sont, à mon sens, littéralement et métaphoriquement le lieu d’une tension entre actualité et potentialité, désir et négation. Mais, encore une fois, Akerman dépasse la dialectique qui voudrait une synthèse entre le principe de plaisir nocturne et le principe de réalité qui gagne la belle à l’aube, car la réalisatrice s’amuse à brouiller les cartes et nous laisse en proie à ce merveilleux pas de deux en avant de la scène finale, qui trace dans nos esprits comme l’hypothèse d’une ligne de fuite, projeté qu’il est vers d’autres devenirs possibles.
In the Darkness of Time
Cinéma.
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DANS LE NOIR DU TEMPS
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LES DERNIERES MINUTES DU TEMPS
Pourquoi fait-il noir la nuit Monsieur Wigy ?
Peut-être qu’autre fois l’univers avait encore votre âge et que le ciel resplendissait de lumière, et puis que le monde a vieilli, il s’éloigne, quand je regarde le ciels entre les étoiles, je ne peux voir que ce qu’a disparu.
LES DERNIERES MINUTES DE LA JEUNESSE
Si je te parle du temps, c’est qu’il n’est pas encore
Si je te parle d’un lieu c’est qu’il a disparu
Si je te parle du temps, c’est qu’il n’est déjà plus
Si je te parle d’un homme, il sera bientôt mort
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Oh Paula tu m’as dérobé ma jeunesse
LES DERNIERES MINUTES DU COURAGE
Sarajevo’s courage
Le sentiment que j’ai de l’existence n’est pas encore à moi c’est un sentiment irreflechi il nait en moi et il s’en va.
LES DERNIERES MINUTES DE LA MEMOIRE
Birkenau
LES DERNIERES MINUTES DE L’AMOUR
Nous nous aimons plus, nous ne nous sommes pas aimés
Quel était le numéro (Torture dans Le petit Soldat)
LES DERNIERES MINUTES DE L’HISTOIRE
I am aware once more of a new desire, something rising beneath me like the proud horse’rider first whispers and then holds it back. Against you I will fling myself, and vanquish and unyielding, Oh Death, She is gone Forever, She is gone Forever. I know when one is dead or one live.
LES DERNIERES MINUTES DE LA PEUR
LES DERNIERES MINUTES DE ETERNEL
LES DERNIERES MINUTES DU CINEMA
Allemagne 9.0.
Cinéma
Ecographie d’un film et d’une époque – Allemagne juste après la Chute du Mur
Variation I ….. Solitude d’un Etat….
Peut-on raconter le temps ?
Le temps à lui-même comme tel et en soi ?
Non, en vérité cela serait une folle entreprise , un récit où il serait dit : le temps passait, le temps s’écoulait , il souivait son cours et ainsi de suite…. »
ABER DEUTSCHLAND
AUCH ! DEUTSCHLAND
Trente ans c’est long est c’est court C’est toute de même un triomphe de Marx. Quand une idée peut naitre dans les masses elle devient force matérielle. On peut voir ça comme cela, De toute façon c’est fini.
C’est la ruse de la raison qui utilise la non-raison (je dirais plutôt la déraison) pour se produire dans le monde
L’histoire est au-delà du bien et du mal, des choses de la vie ordinaire. L’histoire universelle n’est pas le lieu de la félicité. Les périodes de bonheur, elles, sont les pages blanches.
Lotte in Weimar – La Passagère (Munk 1961) Histoire de la Solitude- Arbre de Goethe et Buchenwald
OH MES DOULEURS COMME MES ANNEES SE SONT EVANOUIES

Variation II Charlotte
« Oui toute le faute à Martin Carole » Lola Montes Ophlus, Miaosn de Listz, Schiller.
NE TE FAIS PAS DE MAL NOUS SOMMES TOUS ENCORE ICI
DEUX AMES, HELAS, HABITENT MA POITRINE,
POèTE JE SUIS ET RIEN N’Y PUIS
TOUT M’EST TRANSPORT, TOUT M’EST SUPPLICE,
Regardez Monsieur Kafka est dans la Jardin avec une Amie, Milena ?
Jeaune filles sans uniformes
Et vous Delphine, que reprochez vous à l’Allemange ?
J’accuse les dirigeanrs de l’Est d’avoir passé leur adolescence à Dachau et ceux de l’Ouest disent la messe comme s’il faisaient leur marché dans la foire
J’accuse aussi l’Allemagne d’accuser tout le monde de ne pas réussir
UNTERWEGS ZUR SPRACHE
ACHEMINEMENT VERS LA PAROLE

DES TODES TOD
Il n’ y a pas comme entre la paix français et la guerre française une différence de nature ma de degré, la guerre n’a transformé ni nos âmes ni nos mœurs en 14-18 et en 40-45, les femmes allemandes ont à peine davantage trompé leur maris et les collectionnaires de timbres ont continué leur travail sous les bombes
FINIS GERMANIAE
Variation III
« Which way to the West ? »
Les dragons de notre v ne sont que des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux.
DE PROFUNDO CLAMAVI
OH-DOULEUR AI-JE REVé MA VIE ?
Clara Zetkin Straube
se perdre signifie à la lettre se détacher
Le mot russe et le mot bonheur
Brusquement j’ai pens que c’était l’anniversaire de Mozart.

Variation IV Un Sourire Russe
LE TEMPS DU MEPRIS
Je ne me sentais plus à mon aise dans cet atmosphère , le comintern avait changé depuis 1923 et moi meme je n’étais plus ce jeune homme qui vaiat cobattu un fusil à la mai, Furleile avait plus dìimportance que Josep Stalin et la Revolution
GESTAPO RUSSIE
Une histoire seule
Sans patrie ni frontière
C’est qui est extraordinaire c’est que dans la langue allemande on trouve plus que dans toute autre langue des expressions pour exprimer la tromperie, et la pluspart du temps, elles ont un air de triomphe.
DORA
WO ES WAE DA WERDE ICH SEIN
Nietzsche? No Madame De Stael ?
Voyez Velasquez, Rien que de l’art d’Etat, Giotto uniquement de l’art d’Etat, toujuts comme ce terribel Durer precurseur et predecesseur du nazisme qui a mis la nature sur la toile et l’a tuée.
SI JE NE PEUX PAS REMUER LE CIEL, JE SECOUERAI L’ENFER
Lanterna magica
EIN DEFA DOKUMENTAR FILM
DER LETZTE DEFA DOC FILM
La où c’était je serai

Variation V
Le mur sans Lamentations
Je voudrais rendre l’histoire à ceux qui n’en ont pas, Et cela ? Une autre façon de voir l’Allemagne, vous vous souvenez d’ Ernst und Salomon ?
Musique des ténèbres
DES UNTERGANG DES ABENDLANDES
Dès que j’ai eu traversé la frontière de fantômes vinrent à ma rencontre.
A h ma patrie, est-il donc vrai ?
C’est ainsi que je t’ai imaginé depuis longtemps
pays heureux, magique, éblouissante,
oh terre aimée,
où donc es-tu ?
SOLITUDE DE L’HISTOIRE

Variation VI
finis germaniae
Le reve de l’etat est d’etre seul
le reve de l’Individu est d’etre deux
Hans et Sophie Scholll dans un magasin de voiture
IMPERATIF CATEGORIQUE
mARTIN lUTHER
sTRAbE

l’histoire de la solitude
lE DERNIER DES HOMMES mURNAU 1024
dEUTSCHE Bank
Combat de l’argent et du sang

Rossellini ou la vérité
Cinéma
…cette capacité ontologique du cinéma a révéler la vérité des choses..
les signes du jeu et de la mort pevent etre le memes sur un visage d’enfant, les memes pour nous qui ne pouvons percer son mysthère …ce n’est pas un réalisme du sujet, mais UN REALISME DU STYLE…. un peu contraindre l’esprit à prendre parti sans tricher avec les etres et aves les choses…
Comment la vérité peut-elle advenir au film ? Telle aurait été la ggrand question du cinéma moderne pas une vérité qui lui serait antérieur, mais le cinéma peut etre instrument de révélation ou de capture d’une vérité qui n’appartenait qu’au cinéma de mettre à jour.
La vérité est au fond affaire d’ontologie et non de langage.
Un cinéma du premier degré, de la denotation, des choses dans leur nudité la plus pure.
Répétition, Ablation, Holocauste > Le film s’offre en holocauste au spectateur pour pouvoir donner l’oeuvre d’art (mais dans un sens different de Malraux/Godard du L’art nait de ce qu’il brule) car c’est l’avènement d’une vérité qui ne pourra etre opérée que par le spectateur dans l’expérience soliraire de da traversé du film.

Rossellini par Deleuze
« Le fait moderne, c’est que nous ne croyons plus en ce monde. Nous ne croyons meme pas aux événement qui nous arrivent : l’amour, la mort, comme s’l nous concernient qu’à moitié. C’est le lien de l’homme et du monde qui se trouve rompu. Dès lors, c’est le lien qui doit devenir objet de croyance : il est l’impossible qui ne peut etre redonné que dans une foi : la croyance ne s’adresse plus à un monde autre, ou transformé. L’Homme est dans le monde comme dans une situation optique et sonore pure. Il faut que le cinéma filme, non pas le monde, mais la croyance à ce monde, notre seul lien. »
néoralisme = image-fait
Zavattini est l’art de la rencontre fragmaintaire, hachée, ratée
SITUATION OPTIQUE PURE
La machine enregistre plus qu’il ne réagit , le personnage ne sait plus réagir il est devenu une espèce de narratuer
PROLIFERATION D’ESPACES QUELCONQUES
Allemagne Année Zéro présnte un enfant qui visite un pays étranger et qui meur de ce qu’il voit.
toournant de la philo de Pascal à Nietzsche remlacer le modèle du savoir par la croyance en ce monde tel qu’il est.
Contre le montage
« Les Choses sont là ? Pourquoi les manipuler ? »
La morale de Rossellini n’a jamais été celle du moyen : est juste, pour lui ce qui donne du mone, à un moment précis, une vision et une conscience juste.
La Trilogie Bergman
Le faux raccord a ici une fonction de faux raccord ontologique, car le personnage féminin est confronté à des instances opaques à son imaginaire. C’est contre le raccord comme liaison et suture. Karin exprime la déliaison du malheur, le hiatus d’une irréductible hétérogénéité.
Le sujet fondement que la trilogie pose est celui de l’altérité. Comment raccorder ce qui est autre ?
Europe 51
« J’ai cru voir des comdanés » ouvrier sysiphe
sainteté laique, pas de psychologie . Son drame est bien au delà de toute nomenclature psychologique, son visage n’est que la trace d’une certaine qualité de souffrance
Il y a bien un universalisme abstract, une politique de la main tendue
Stromboli
« Je suis finie, j’ai peur, quel mystère, quelle beauté mon Dieu » Stromboli
L’intensité de l’image du volcan est la radiation cruelle de ce qui est.
Si Karine, Irène et Katherine expriment le raccord impossible , Il Generale della Rovere a encore la croyance dans le bon raccord.
Voyage en Italie
le reemergence des amants enlacés petrifiés de Pompei ou la robe sans couture de la realité

La television comme utopie !
1959 INDE 1963-1974 projet encyclopedyque de genre didactique
Ici il ordonne le monde en drapés et cousu, ricchi e poveri
une Histoire entendue comme Vico ou Benedetto Croce, comme éCOLE DE VIE (pauvre Nietzsche il doit en vomir)
Comenius : pédagogie morave du XVII sièce education integrale, une visione directe et une image essentielle. Un nouveau processus d’éducation par les images audiovisuels, en bref des masses.
Comme l’avang garde russe le cinéma est instrument de bolschevization des masses proletariennes pour Rossellini cela passe du christianisme , bref la vieille histoire du Messie Peuple, cinéma instrument messianique classique par ecellence.
« Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder fixement » Plan final de Prise de pouvoir de Louis XIV
« J’avais une idée de base qui était que Louis XIV avait changé le monde à partir d’un changement d’étiquette, de costume ….. » Rosselini Avant première à la télé
















